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La Cour suprême des États-Unis a annulé la décision historique Roe vs Wade, qui a rendu l’avortement légal il y a 50 ans, exposant les femmes et les personnes enceintes qui ont besoin d’une interruption de grossesse aux conséquences des restrictions légales aux soins d’avortement, qui comprennent des avortements illégaux, qui peuvent parfois être dangereux, et les voyages pour rechercher des services d’interruption de grossesse, avec tous les fardeaux et difficultés qu’ils impliquent, comme le montre notre projet de recherche en cours en Europe.

https://reproductiverights.org/statement-supreme-court-decision-overturning-roe-v-wade/

Le projet ” Europe Abortion Access BAR2LEGAB project” financé par le ERC (European Research Council) organise sa Conférence finale de deux jours intitulée “Femmes qui voyagent en quête de soins d’interruption de grossesse en Europe : l’impact des barrières à l’interruption de grossesse légale chez des femmes vivant dans des pays ayant des lois d’interruption de la grossesse relativement libérales les 22 et 23 juin 2022 à l’Université de Barcelone (UB).

Les résultats de la recherche seront partagés et discutés avec des prestataires de services d’avortement, des défenseurs des droits reproductifs, des décideurs politiques de différents pays d’Europe ainsi qu’avec des représentants d’organisations internationales telles que l’OMS, l’IPPF, le CRR et Women Help Women.

La Conférence sera hybride – en personne et à distance (un lien zoom sera fourni à toutes les personnes inscrites).

La traduction simultanée sera assurée en anglais-catalan-espagnol-français-italien via zoom (un smart-phone o ordinateur portable avec écouteurs sera nécessaire pour la traduction).

Lisez le programme ici : lien vers le PDF.

Inscrivez-vous ici: lien.

 

The French abortion law has recently been modified to strenghten abortion rights, by removing barriers to accessing abortion care, such as gestational age limits, which lead pregnant people to travel cross-borders to seek abortion care, as our study shows.

The new law extends gestational age limits for abortion on request (voluntary termination of pregnancy – IVG), from 12 to 14 weeks (since conception); allows midwives to provide surgical abortion in hospitals; creates a directory of abortion providers.

See:

https://www.vie-publique.fr/loi/276586-loi-visant-renforcer-le-droit-lavortement-delai-porte-14-semaines

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045287560

EPF-IPPF EN have launched a joint “European Abortion Policies Atlas”, which scores 52 European countries and territories on legal frameworks to access safe abortion care. The Atlas clearly shows that Europe is not as progressive as it might seem, as our study on barriers to legal abortion and abortion travel in Europe confirms.

This first in-depth analysis of abortion policies across Europe finds that legislation on abortion care throughout the region is a diverse legislative and administrative patchwork – the consequence being that women’s experience of abortion care largely depends upon their postcode.

Yesterday the World Health Organization (WHO) released new, comprehensive guidelines on abortion care that bring together recommendations on clinical practice, health service delivery, and legal and policy interventions to support quality abortion care. The new abortion guidelines reflect the state of the evidence and recommend self-managed abortion as one of a range of safe, effective options. They also recognize non-clinical community providers as recommended providers of medication abortion care.

Finally, they recommend against laws and other regulations that prohibit abortion based on gestational age limits, which lead thousands of pregnant people to seek abortion cross-border in Europe, threatening their reproductive rights and deepening existing social and gender inequalities, as our study shows.

The reviewed evidence demonstrated that gestational age limits delayed access to abortion, especially among women seeking abortions at later gestational ages, women close to the gestational age limit and those living in areas with limited access to clinics. Gestational age limits have been found to be associated with increased rates of maternal mortality and poor health outcomes.

The studies also showed that where women requested an abortion and were denied care due to gestational age this could result in the unwanted continuation of pregnancy, especially among women with cognitive impairments or those who presented at 20 weeks’ gestation or later.

This outcome can be viewed as incompatible with the requirement in international human rights law to make abortion available when carrying a pregnancy to term would cause the woman substantial pain or suffering, regardless of pregnancy viability (see chapter 2.2.3 in the guidelines for more details).

Depuis que la Cour constitutionnelle polonaise a décidé que la disposition prévoyant l’avortement en cas de malformation du fœtus était inconstitutionnelle, des milliers de femmes enceintes polonaises ont été contraintes de demander le soutien d’organisations nationales et internationales pour obtenir des soins d’avortement par télémédecine ou dans des cliniques à l’étranger. Au cours des 12 derniers mois, les groupes d’Avortement sans frontières ont aidé 34 000 Polonaises à accéder à l’avortement, et 1080 d’entre elles ont obtenu un avortement dans une clinique étrangère au cours du deuxième trimestre :  

https://www.asn.org.uk/abortion-without-borders-helps-more-than-34000-people-in-poland-access-abortions/ 

Comme le montre notre étude, les femmes et les personnes enceintes traversent le pays pour se faire soigner, même dans les pays où l’avortement est légal pour de larges raisons au cours du premier trimestre. Voyager à l’étranger implique de sérieux défis et charges pour elles, approfondissant les inégalités sociales et de genre existantes, et le soutien des organisations nationales et internationales soutenant le droit à l’avortement est crucial. 

Voir nos publications dans la section “Études et résultats – Nos résultats“.

Depuis que la Cour constitutionnelle polonaise a décidé que la disposition prévoyant l’avortement en cas de malformation du fœtus était inconstitutionnelle, des milliers de femmes enceintes polonaises ont été contraintes de demander le soutien d’organisations nationales et internationales pour obtenir des soins d’avortement par télémédecine ou dans des cliniques à l’étranger. Au cours des 12 derniers mois, les groupes d’Avortement sans frontières ont aidé 34 000 Polonaises à accéder à l’avortement, et 1080 d’entre elles ont obtenu un avortement dans une clinique étrangère au cours du deuxième trimestre :

https://www.asn.org.uk/abortion-without-borders-helps-more-than-34000-people-in-poland-access-abortions/

Comme le montre notre étude, les femmes et les personnes enceintes traversent le pays pour se faire soigner, même dans les pays où l’avortement est légal pour de larges raisons au cours du premier trimestre. Voyager à l’étranger implique de sérieux défis et charges pour elles, approfondissant les inégalités sociales et de genre existantes, et le soutien des organisations nationales et internationales soutenant le droit à l’avortement est crucial.

Voir nos publications dans la section “Études et résultats – Nos résultats“.

 

 

https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20210621IPR06637/eu-countries-should-ensure-universal-access-to-sexual-and-reproductive-health 

Avec 378 voix pour, 255 contre et 42 abstentions, la plénière déclare que le droit à la santé, en particulier les droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR), est un pilier fondamental des droits des femmes et de l’égalité des sexes qui ne peuvent en aucun cas être affaiblis ou effacés. Elle invite donc les pays de l’UE à veiller à ce que les femmes aient accès à des services de santé sexuelle et génésique de haute qualité, complets et accessibles, et à supprimer tous les obstacles qui les empêchent d’y avoir recours. 

Accès à l’avortement, à la contraception et à l’éducation sexuelle  

Les députés soulignent que certains États membres ont encore des lois très restrictives interdisant l’avortement sauf dans des circonstances strictement définies, ce qui oblige les femmes à recourir à des avortements clandestins ou à mener leur grossesse à terme contre leur gré, ce qui constitue une violation de leurs droits fondamentaux. Ils demandent instamment à tous les États membres d’assurer l’accès universel à un avortement sûr et légal, et de garantir que l’avortement sur demande est légal en début de la grossesse, et au-delà si la santé de la personne enceinte est en danger. 

Les députés regrettent que certains États membres autorisent des médecins, voire des institutions médicales entières, à refuser la fourniture de services de santé en raison de la clause dite de conscience. Cela conduit au refus de soins liés à l’avortement pour des raisons de religion ou de conscience et met la vie des femmes en danger.  

En outre, les députés regrettent que l’accès à l’avortement a continué d’être limité pendant la crise du COVID-19, ainsi que les effets de la pandémie sur l’offre et l’accès aux contraceptifs. 

L’Institut des sciences politiques et sociales de l’Université autonome de Barcelone a organisé un atelier de trois jours en juin (7-9) pour discuter de la question de savoir si l’avortement est un droit et de quel type de droit il s’agit, et si les femmes vivant en Catalogne, en Espagne, et, plus largement, dans les pays européens où l’avortement est légal ont accès aux soins liés à l’avortement ou non, et quel type d’obstacles elles rencontrent. Nous avons contribué à l’atelier en présentant les résultats de notre étude sur les déplacements transfrontaliers pour des soins liés à l’avortement en Europe. Nous avons notamment discuté de l’impact du refus de soins pour raisons de conscience et des limites d’âge gestationnel sur les femmes et les personnes enceintes qui cherchent à se faire soigner pour un avortement dans différents pays européens où l’avortement est légal. Vous pouvez accéder ici à la vidéo de l’atelier : 

Premier jour : 

https://www.youtube.com/watch?v=zOG6GBjKt3Y&list=PLyIUBiNOQvcqXUAjwnVVYbPM2whL_aEA5&index=3[Salt d’ajustament del text][Salt d’ajustament del text]Deuxième jour : https://www.youtube.com/watch?v=jMEknomnXcU&list=PLyIUBiNOQvcqXUAjwnVVYbPM2whL_aEA5&index=1[Salt d’ajustament del text][Salt d’ajustament del text]Troisième jour (vous trouverez la vidéo de notre présentation ici) : 

https://www.youtube.com/watch?v=ZK1HoDCkmA4&list=PLyIUBiNOQvcqXUAjwnVVYbPM2whL_aEA5&index=2 

L’Association Nationale des Prestataires de Contraception et d’Avortement (ANCIC) a organisé une conférence en ligne le 5 juin dernier pour discuter de l’impact de la crise sanitaire actuelle sur la sexualité et l’accès aux soins en matière d’avortement en France, en se concentrant particulièrement sur la nécessité d’accéder aux soins en matière d’avortement au-delà des limites d’âge gestationnel établies par la loi française sur l’avortement. Nous avons contribué au débat en présentant les résultats de notre étude, qui montrent que malgré la libéralisation de la loi depuis 2001 et l’amélioration de l’accès à l’avortement médicamenteux au 1er trimestre, des obstacles à l’accès aux soins en matière d’avortement existent toujours en France et ont un impact négatif sur les femmes et les personnes enceintes qui ont besoin d’un avortement, même en période non pandémique. En particulier, le manque de prestataires et les longues listes d’attente obligent les femmes et les personnes enceintes vivant dans les petites villes et les zones rurales à se rendre dans les grandes villes, et les limites d’âge gestationnel obligent celles qui ont besoin d’un avortement au deuxième trimestre à se rendre à l’étranger pour se faire soigner. 

Lien vers le programme : http://www.avortementancic.net/spip.php?article1209 

Europe Abortion Access Project Euroe Research Council Universitad de Barcelona

This project has received funding from the European Reseach Council (ERC) under the European Union's Horizon 2020 research and innovation programme BAR2LEGAB-680004